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Les salons d'apparat ou salons d'honneur
Les bâtiments conventuels ont été reconstruits au XVIIe s. Ces pièces affectées aux cuisines, aux réserves, aux chambres de valets et aux salles pour recevoir les hôtes ont subi des modifications au XVIIIe s. et sont devenus des salons de réception à l'époque ou l'École était une École royale militaire. Ces salons d'honneur donnent sur le parc par de grandes baies à meneaux.
L'ancien réfectoire des religieux, appelé aujourd'hui réfectoire des Pères, habillé de lambris XVIIIe s. s'ouvre sur le parc par trois grandes fenêtres à l'est et cinq au sud et communique directement avec le cloître.
Le vestibule permettant de passer du réfectoire au salon conserve une fontaine Louis XV.
Le salon Bleu est entièrement couvert de lambris. Les panneaux s'ornent de fleurs et de guirlandes. Au-dessus de la glace, un trumeau où lyre et flûte encadrent une partition de musique, rappelle l'époque où les professeurs de musique étaient nombreux à Sorèze.
Ces deux salons peuvent accueillir des séminaires d'entreprises, des colloques, des soirées, des réunions d'assemblées générales, etc...
Le salon des Tapisseries ou salon de Compagnie est un des salons d'honneur. Au XVIIIe siècle, les murs étaient revêtus de tapisseries illustrant certaines fables de La Fontaine d'après les dessins de J.-B. Oudry. Six de ces tapisseries sont aujourd'hui au Musée Nissim de Camondo à Paris. Les copies des œuvres du grand peintre animalier couvrent les murs de ce salon au décor très recherché.
La salle Capitulaire, l'ancienne salle du chapitre des moines est un salon qui s'ouvre sur la galerie Est du cloître. Les fenêtres donnent sur le manège découvert et le parc.
La salle, au rez-de-chaussée de l'aile Sud, appelée salle des Exercices ou salle des Arts avait été édifiée pour accueillir les personnalités et les parents qui venaient à Sorèze pour les Exercices de septembre. Les interrogatoires étaient ponctués de pièces de théâtre, de ballets et d'intermèdes musicaux.
L'ancien théâtre avec ses loggias à l'italienne disparu, a été transformé en auditorium. D'une capacité de 200 places, cet auditorium est un lieu d'expression artistique et de diffusion culturelle : représentations de pièces de théâtre, retransmissions par satellite de spectacles (V.T.H.R.), colloques, conférences.
La salle des Gardes ou salle Centrale est séparée de l'auditorium par la cour des Arts. Le décor néo-classique, avec encadrements moulurés et trumeaux de cette salle du XIXe siècle semblait peu adapté pour servir de hall. De cette salle, les élèves gagnaient leurs différentes cours, leurs dortoirs, leurs réfectoires, la chapelle ou la salle des Bustes.
La salle des Bustes ou salle des Illustres était tout d'abord la salle des Fêtes désirée par le Père Lacordaire. Un des projets du plan éducatif conçu par le moine éducateur était de rappeler à l'enfant le sens de la fête, pour " se souvenir ". Ces fêtes se déroulent à partir d'une date ou d'un événement : la fête de sainte Cécile ou de la Pentecôte ou les cérémonies organisées pour célébrer le centenaire de la réouverture de l'École en 1757.
Le Père Raynal a voulu faire de cette salle le Panthéon des gloires de Sorèze et depuis des bustes d'anciens élèves ou d'anciens professeurs sont alignés le long des murs et posent pour l'éternité.
L'aile Lacordaire se situe à la jonction de plusieurs bâtiments, près de l'ancien manège couvert. Le bureau et la cellule contiguë sont prolongés par un bâtiment scolaire du XXe siècle. Ce bâtiment sépare la cour des Verts de la cour des Jaunes.
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